Scènes Bonus #Un Amour De Pâtisserie…

Et voici deux scènes bonus d’ #Un Amour De Pâtisserie… juste pour toi (cette page n’est disponible que si tu as le lien).

Épilogue bonus exclusif

Alessandro

Près de moi, mon frère arbore un sourire moqueur, semblant grandement apprécier mon agitation. Il revérifie le nœud de ma lavallière.

            Une lavallière.

            Je me frotte la nuque et plisse les yeux face à mon reflet dans le miroir. Je réajuste encore une fois la cravate.

            Pourquoi ai-je décidé de porter une putain de lavallière ?

            Ah oui, à cause de l’amour d’Aisling pour Bridgerton, les livres tout autant que la série.

            Grant incline la tête.

            — T’es nerveux, Cussandro ?

            J’arque un sourcil.

            — T’es encore là, tête à claques ?

            — Tu m’as demandé d’être l’un de tes témoins.

            — Ah oui. Ah oui ?

            Je tire sur la stupide cravate. Les mains moites, je ne me rappelle pas à quand remonte la dernière fois où j’ai eu l’estomac aussi noué.

            Et si elle change d’avis ?

            Pas pour la cravate, mais pour tout le reste. Au sujet de vouloir passer l’éternité avec moi ?

            Bon, c’est elle qui m’a demandé en mariage… deux fois. Une fois où il n’y avait que nous deux. Et une autre avec Ava et notre chien Tempête contre elle.

            — Elle n’a pas changé d’avis, me dit Grant, comme s’il lisait dans mes pensées.

            Si tu arrives à lire dans mes pensées, Grant, répète après moi : Alessandro a toujours raison. Et dis-le en faisant la danse des canards.

            Cependant, il ne bouge pas. Même s’il savait lire mon esprit, il n’obéirait pas de toute façon. Au lieu de ça, il poursuit sur un ton apaisant en se grattant le menton :

            — Elle te connaît, vraiment, et elle ne s’est pas enfuie en courant. Je sais que c’est surprenant mais tu es un homme bien, Cussandro.

            — Hmm, grogné-je.

            Je tapote ma poche. Le dessin d’Ava y est bien à l’abri. Dessus, elle m’a inclus dans la famille et ça me fait encore sourire. Je ferais n’importe quoi pour cette petite fille et sa mère.

            Ma future femme.

            Ma future femme très sexy, qui m’a fait tellement rire hier qu’on aurait dit un cochon.

            — Tu as de la chance, tu sais, dit mon frère d’une voix pensive.

            — Crois-moi, je le sais.

            Comment ai-je pu devenir si chanceux ?

            Aisling est ma moitié, la famille que j’ai choisie, la femme qui sublime tout.

            Grand-mère entre dans la pièce.

            — Les cartes m’ont dit qu’il y aurait un mariage. Mais tu sais ce qu’elles ne m’ont pas dit ?

            — Quoi ?

            Ma voix est calme mais mon pouls s’accélère. Damian gère la sécurité du mariage. Si un ou une fan de Grant a envoyé des milliers de chats pour y assister, ce serait un désastre. C’est un petit événement organisé dans le jardin de Ryan et Sorcha.

            En privé.

            Parfait.

            Il y a la vue sur l’océan et seuls les amis proches et la famille ont été invités. Au début, mes parents voulaient un grand mariage télévisé mais Aisling et moi leur avons expliqué que, même si nous étions ensemble grâce à une émission, nous désirions faire une cérémonie privée.

            À ma grande surprise, ils ont accepté.

            — Nonna, qu’est-ce que les cartes ne t’ont pas dit ? redemandé-je à ma grand-mère, qui arrange ma cravate avec un doux sourire.

            — Que tu serais aussi stressé. Ça ne te ressemble pas.

            — Je veux que tout soit parfait pour elle.

            Grand-mère sort une enveloppe de son sac.

            — Eh bien, tu épouses quelqu’un qui te connaît si bien. Elle t’a écrit une lettre, dit-elle avant de prendre Grant par le bras. Laissons le futur marié seul. On se voit dehors, mon chéri.

           Elle m’embrasse sur la joue, puis sort de la pièce avec mon frère.

           Je m’appuie contre le fauteuil et sens le papier. Du chèvrefeuille. Elle a dû parfumer la lettre. Je ris en commençant à lire.

            Mon cher Thor à moi,

            Mon cher copain de livre,

            Cher Alessandro,

            Oui. La lettre est parfumée. Je me suis dit que c’est ce qu’aurait fait Elle Woods.

            Je ris et sens à nouveau la feuille. C’est ce qu’Aisling aurait fait.

            Je te connais et je t’aime. J’ai tellement de chance de pouvoir passer le reste de ma vie à t’aimer, à créer des souvenirs et à rire avec toi.

            Alors que je m’apprête à te retrouver dehors pour notre mariage hivernal féerique en bord de mer, je me suis souvenue de quelque chose que tu as dit il y a deux nuits. Juste après m’avoir fait perdre tout contrôle de la meilleure manière possible. Tes lèvres sur mon cou et les mots que tu as susurrés à mon oreille en me tenant fort, pendant que je dérivais jusqu’à l’extase avec ton marteau ? J’ai la peau qui picote de partout rien qu’en y repensant.

            Tu es bien mieux qu’un copain de livre. (Et ce pas seulement parce que tu n’es pas juste dans les pages de mes romances préférées, mais parce que c’est toi.)

            J’ai hâte de partir en lune de miel et de vivre tous nos prochains jours ensemble.

            Mais tu sais ce qui me tarde aussi ?

            Me retrouver devant l’autel avec toi.

            Qu’on fasse le vœu de vivre ensemble pour toujours.

            Ce soir-là, après t’être assuré que j’ai joui en premier, tu as dit que j’étais la personne qui savait tout de toi, le bien et le pas si bien que ça, les cicatrices sous ton armure, les cauchemars qui te réveillent moins souvent qu’avant, les rêves dont tu parles de plus en plus et tout ce qu’il y a entre.

            Mon amour, ta façon de le dire… Je sais qu’il y a toujours une petite part de toi (oui, quelque chose est petit chez toi… pas ça mais…).

            Je ris à nouveau et continue à lire, ma main se resserrant sur la feuille.

            Ce petit bout de toi, derrière ta force, ton assurance, ton courage et ton rire, qui se demande si, peut-être, je changerais d’avis. Parce que je te connais si bien.

            Je veux que tu saches que plus j’en sais sur toi, plus j’ai hâte de passer le restant de mes jours avec toi. Tu m’as montré ce que c’est d’avoir un partenaire, un amant, un meilleur ami. Tu es le meilleur beau-papa pour Ava. On a de la chance de t’avoir.

            Je t’aime, Alessandro Torre. Mon Thor.

Ta Jaime Bond,

Ta future femme,

Aisling

            Est-ce des larmes aux coins de mes yeux ?

            Des larmes de joie.

            Je glisse la lettre avec le dessin d’Ava et sors. Le cœur battant et rassuré, j’ai besoin de la voir.

            Nos amis et nos familles portent des manteaux et des chapeaux d’hiver dans le jardin décoré.

            Ava se tient à côté de Grant. Je lui ai demandé de participer à la cérémonie.

            — Maman est la plus belle, tu verras, me chuchote-t-elle.

            Je m’accroupis à son niveau.

            — Ta mère est très belle tous les jours.

            Les lèvres d’Ava se recourbent.

            — Même quand Tempête l’a fait tomber dans la boue ?

            — Même là.

            — Même quand elle ne se douche que le soir très tard ?

            Parfois, elle est particulièrement belle, si bien que je la rejoins sous sa douche tardive. Bien sûr, je garde ça pour moi. Je hoche la tête.

            — Même là.

          — Même quand… quand elle est grognon ou triste ou en colère ?

            Sa voix tremble.

            — Même là.

            Tous les jours ne sont pas parfaits, ni même faciles.

            Mais je l’aimerai tous les jours.

            Alors que la musique démarre, Aisling apparaît au bout de l’allée, vêtue d’une robe conçue par sa sœur. Sorcha m’a dit que des cygnes étaient dessinés sur le tulle au bas de la traîne. Elle porte le voile de sa grand-mère à l’arrière de ses cheveux roux foncé.

            Son père la tient par un bras et sa mère de l’autre.

            Cependant, je ne vois qu’elle.

            Son sourire et sa gentillesse. Ses yeux et son humour.

            Mon passé. Mon présent. Mon futur.

            Je me dirige vers elle.

            Son sourire s’agrandit.

            Elle ne me dit pas d’attendre.

            Elle ne secoue pas la tête.

            La femme que j’aime embrasse ses deux parents et s’avance vers moi. Lorsque nous nous retrouvons au milieu de l’allée, la foule rit et ma grand-mère, qui préside la cérémonie, applaudit.

            Je prends Aisling dans mes bras et l’embrasse devant tout le monde, avant nos vœux. Elle me rend mon baiser en s’accrochant à moi.

            Son parfum au chèvrefeuille me calme tout en faisant bouillonner mon sang. Son corps contre le mien, une petite part de moi regrette que nous ne puissions pas commencer notre lune de miel maintenant. Mais d’abord… je la regarde dans les yeux.

            — Tu veux bien me faire cet honneur ?

            Elle hoche la tête et nous nous dirigeons vers nos témoins, notre petite demoiselle d’honneur et ma grand-mère.

            Je me penche vers Aisling.

            — Tu es époustouflante.

            — Toi aussi. J’adore ta cravate.

            Ma poitrine se gonfle et je caresse sa paume. Je la revois lors de ce tout premier jour à Las Vegas, son attitude froide et calme alors que nous ramassions les sex toys qui étaient tombés de sa valise. Je la revois dans ce bar, en train de se diriger vers moi, et à quel point elle était à sa place dans mes bras. Cet ascenseur. Ce désir intense mêlé à un sentiment de sérénité. Déjà, elle m’apaisait tant. Je me sentais moi-même alors que j’avais caché qui j’étais pendant si longtemps. Je la revois à Swans Cove, je ressentais quelque chose que je ne voulais alors pas admettre, mais que j’accepte complètement maintenant. Je revois dans ses yeux les moments où nous avons appris à nous connaître durant l’émission, ces instants qui n’appartenaient qu’à nous malgré toutes les caméras autour.

            Je vois ma femme.

            Je vois ma famille.

            Nous nous promettons de nous aimer. Nous jurons de nous respecter et de nous soutenir, main dans la main, en sachant que notre conte de fées ne fait que commencer.

FIN (ENCORE)… OU…

            — Roisin Fiona O’Connor ! tonne une voix à l’extérieur du jardin.

            L’homme entre par le portillon qui mène à l’allée. Il me rappelle quelqu’un. Damian le retient.

            La foule se tourne vers la petite sœur d’Aisling qui se tient à l’avant avec ses parents. Je me place devant Aisling et Ava pour les protéger. Cependant, la lueur de panique sur le visage de Roisin me stresse et je me tiens également prêt à bondir pour elle.

            Aisling me caresse le bras et murmure :

            — J’ai l’impression que tout ça est lié à ce qui s’est passé il y a quelques mois.

            Sorcha s’incruste dans la conversation.

            — Pas vrai ? Moi aussi je me disais qu’il y avait quelque chose.

            — Roisin Fiona ! lance à nouveau Connor.

            — Pourquoi tu m’appelles par mon nom complet, Connor ? Qu’est-ce que tu fais là ? Tu n’as pas été invité.

            — Tu ne crois pas que ton mari devrait être invité à ces événements familiaux ?

            Roisin tressaille alors qu’Aisling, Sorcha et Liam se tournent vers elle.

            — Tu es mariée ?

ET… FIN, ENCORE UNE FOIS (OU PLUTÔT LE DÉBUT DE L’HISTOIRE DE ROISIN ET CONNOR :).)

          Ohhhh… Aisling et Alessandro. Je les aime tellement. ❤ Et toi ?

            Si tu ne l’as pas encore fait, n’hésite pas à laisser un avis sur #Un Amour De Pâtisserie sur le site de ton choix (Laisser un commentaire/avis est comme si tu achetais le livre mille fois. 😊):

ainsi que sur Booknode, Babelio ou BookBub

Et une autre scène bonus… Je te présente Sophie et Liam…


Une histoire de Thanksgiving en exclusivité pour te remercier.

Liam…

            — Et voilà !

            Je dessine une autre dinde pour Ava, qui me regarde comme si j’étais un héros dont elle ignorait l’existence.

            — C’est moi qui ai appris à ta tante Sorcha à les dessiner, murmuré-je.

           Elle glousse. Cela m’aide à me détendre. Du moins, un petit peu. Tiramisu passe devant nous et quand je le caresse, il se met à ronronner.

            Si seulement j’étais un chat.

            La maison sent Thanksgiving : la dinde, la brioche, la purée à l’ail, les haricots verts au bacon, les patates douces confites et la fameuse tarte aux noix de pécan d’Aisling. J’arrange les couverts sur la table, il y avait une fourchette du mauvais côté.

            Charlotte agite la main dans ma direction et je m’installe à côté d’elle. Le défilé de Thanksgiving passe à la télévision.

            Je ris en voyant Ronald McDonald passer devant les caméras, ainsi qu’un clown dans une voiture en train de saluer.

            — Ce type ressemble au clown de Ça de Stephen King, chuchoté-je à Charlotte.

            D’après son regard, je devine qu’elle ne sait pas de quoi je parle. Elle repousse Tiramisu.

            — Je n’ai vraiment pas envie d’avoir des poils de chat sur ma tenue, murmure-t-elle. Tu crois que je devrais donner un coup de main en cuisine ? J’ai demandé mais Ryan m’a dit que ce n’était pas la peine.

            — Je crois que ça va aller.

            Charlotte et moi avons passé la matinée à distribuer de la nourriture dans un refuge pour sans-abris. C’était son idée. C’est quelqu’un de bien. Je pourrais l’aimer. Peut-être.

            — Maman, maman ! Regarde ce que fait Tempête ! Il saute !

            Aisling se tourne vers son chien, qui n’est certainement pas en train de sauter… Sa façon de profiter du gros plaid vert de Sorcha me donne presque envie de le féliciter. Ce chien aime se frotter partout.

            Ava se tourne vers moi avec un sourire rayonnant qui révèle trois dents manquantes.

            — T’as vu ça, tonton Liam ? Toi aussi, tu sais sauter ?

            — Ne réponds pas à cette question, m’avertit Aisling avant de rediriger l’attention d’Ava sur le dessin d’une dinde.

            Alessandro murmure quelque chose à son oreille. Ma petite sœur éclate de rire. C’est l’un de ses rires qui me rend tellement heureux. Je n’arrive pas à croire à quel point ma sœur est bien plus détendue qu’avant.

            À quel point ils sont tous détendus.

            Ryan vient de rattraper Sorcha, qui a trébuché et failli renverser de la sauce aux canneberges partout. Elle lui lance l’un de ces regards qui, selon moi, ne sont censés exister que dans les films.

            Nos parents sourient, satisfaits. Ils se tiennent la main. À en juger par leur façon de me regarder, ils sont également soulagés que je ne sois pas venu seul pour les vacances.

            Encore.

            Je m’efforce de décontracter la mâchoire.

            C’est Thanksgiving, après tout. Toute la famille est là. Charlotte me contemple et se penche vers moi, son parfum est presque étourdissant.

            — Je suis si contente que tu m’aies invitée.

            Merde.

            Est-ce un regard plein d’espoir ?

            Sur le papier, notre relation a du sens.

            Au lit aussi.

            Nous sommes bien.

            Tout va bien.

            Nous sortons ensemble depuis plusieurs mois et elle coche toutes les cases. Mais alors qu’elle me regarde, je ne suis pas sûr qu’elle me voie réellement.

            Ce n’est pas sa faute.

            Je suis un enfoiré.

            Toutefois, elle ajoute :

            — T’inquiète, je sais que… qu’il n’y a pas ce truc.

            Elle nous désigne tous les deux.

            Je dois avoir l’air stupéfait, car elle secoue la tête.

            — Liam, sans vouloir être méchante, je sais ce que je veux. Je veux ce que tes parents ont. Ce que tes sœurs ont. Pas une relation sans chaleur.

            J’incline la tête sur le côté.

            — Je suis désolé.

            — Ne le sois pas. On a tous les deux essayé. Et je suis contente d’être là pour Thanksgiving. Je ne pouvais pas poser de jour et c’est une belle façon de se dire au revoir, non ?

            Le soulagement que je ressens est de courte durée.

            Car lorsque la sonnette retentit, cela me demande bien trop de force de ne pas me lever et aller voir la femme qui vient d’entrer.

            Sophie.

            La meilleure amie de ma sœur. Zone interdite. Elle n’est pas pour moi.

            — Merci beaucoup de m’avoir proposé de venir.

            C’est ce qu’elle a dit.

            J’ai dû passer trop de temps avec Ryan et Sorcha ces derniers jours.

            Cependant, lorsque les lèvres de Sophie se recourbent en un sourire qui révèle ses fossettes et un léger rougissement, je me transforme en homme des cavernes.

            En fait, non, pas exactement, vu qu’ils devaient probablement savoir mieux communiquer que moi.

            Voilà. Introspection.

            Moi désirer elle.

            Moi stupide.

            — Joyeux Thanksgiving, dit Sophie en évitant mon regard.

            — Joyeux Thanksgiving, grogné-je en retour tandis que tout le monde pousse des acclamations.

            — Liam, chéri, tu peux aider Sophie ? me demande maman en me donnant un coup de coude.

            Je me lève et me dirige vers Sophie.

            C’est moi ou elle rougit encore plus ?

            Je sais exactement ce qui la fait rougir.

            Je ne devrais pas me sentir reconnaissant pour ça.

            Mais c’est le cas.

            Joyeux Thanksgiving, en effet.

Alors… qu’en penses-tu ? 😊 Liam et Sophie auront également leur  « Happily Ever After ».  

Merci encore tellement d’avoir lu #Un Amour De Pâtisserie…